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Lisabuzz.com parle de: L'EVAZION CHEZ LéPatEn parcourant L EVAZION CHEZ LéPat, on ressent comme un emerveillement, une pleinitude qui ne pourrait être comparée qu à celle de Champollion lorsqu il déchiffra les hieroglyphes egyptiens pour la première fois : Tout à coup, un nouvel univers se découvre, un univers signé LéPat, tout en méandres exaltants et en posts uniques et précieux. A coup sûr, L EVAZION CHEZ LéPat figurera, dans 1000 ans, au musée du web.Signé .lisabuzz.com
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Connaissance de soi à travers sa propre religion
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Publié par mavalpat à 17:15:48 dans Actualité/politique | Commentaires (0) | Permaliens
Ce titre est pour le moins provocateur...Le Nègre vous emmerde fut la réponse qu'Aimé Césaire réservait aux racistes. Cette formule lapidaire reste juste aujourd'hui, même après la mort du chantre de la négritude.
Sans pitié envers la classe politique
Tous les leaders sont allés enterrer Aimé Césaire en Martinique, comme s'il était un politicien martiniquais, alors que c'est aussi un grand auteur français. Mais n'oubliez pas que pour un politique, un bon adversaire est un adversaire mort.
Ces politiques n'avaient rien à faire à ses funérailles...
La présence de François Bayrou à son enterrement était indécente, car lorsqu'il était ministre il a supprimé un texte de Césaire des programmes scolaires. On se rappelle que Ségolène Royal avait comme président à son comité de soutien de Montpellier Georges Frêche, un homme qui déclara qu'il y avait trop de Noirs dans l'équipe des Bleus. Enfin, est-ce que Dominique de Villepin, surnommé le chantre des bananiers, avait une légitimité pour parler du poète.
comment Nicolas Sarkozy enterre une loi qui était contestée (le fameux article 4 de la loi du 23 février 2005 sur le rôle positif de la colonisation) pour être reçu par le poète.
Césaire entre au Panthéon...
Cette idée fait son chemin, elle aurait même été retenue par le gouvernement... mais à cause d'une fuite, Ségolène se l'est appropriée et le gouvernement, depuis, fait machine arrière.
Vous n'êtes vraiment pas tendre pour Bayrou et Villepin...
Ils ont défendu la théorie de l'enracinement qui me rappelle des choses nauséabondes. En clair, les théories de Maurice Barrès. Pourquoi n'exhume-t-on pas Rousseau pour le rendre aux Suisses et Jaurès aux Albigeois ?
Un penseur de droite ou de gauche
Je ne suis pas un homme de gauche quand je vois Ségolène Royal minimiser les propos de Georges Frêche et je ne suis pas un homme de droite lorsque j'entends certains défendre le projet de loi sur le rôle positif des colonies. En clair, il y a des cons et des salauds à droite comme à gauche.
Les Français sont-ils racistes ?
Ils le sont sûrement plus qu'ils ne le pensent et moi je suis là pour le leur rappeler.
Publié par mavalpat à 07:13:36 dans Actualité/politique | Commentaires (0) | Permaliens
Dans la vaste et déchirante mosaïque de l'holocauste, Mahjub Bin Mobamed Adam était une « pièce » de plus. Il fut l'un des millions victimes du nazisme à être perdu dans l'ombre sans enterrement ou bien même une tombe.
Maintenant Mahjub Bin Mobamed Adam est devenu un artisan de l'histoire en Allemagne en devenant la première personne noire victime du génocide du Troisième Reich à avoir un monument commémoratif dans son pays adopté. Un Stolperstein ( une pierre d'achoppement en bronze) a été mise au sol à Berlin devant sa maisons.

[La pierre d'achoppement est, au sens propre, une pierre sur laquelle on achoppe, c'est-à-dire sur laquelle on trébuche, un obstacle qui fait faire un faux pas. L'expression s'emploie au sens figuré pour désigner une difficulté.
Stolperstein (singulier de Stolpersteine) signifie obstacle en français, mais pourrait être traduit littéralement par pierre sur laquelle on trébuche.]
Le monument commémoratif a été placé afin de faire en sorte que les piétons marchent autours. Son but est d'arreter les génération futures par la pensée de l'Holocauste en termes de l'anonymat et sans visage.Jusqu'à présent les bornes exclusivement ont été presque établies aux maisons juives, mais Mahjub Bin Mobamed Adam servira de rappel à d'autres minorités: des noirs, des handicapés, des homosexuels, des gitans, des communistes, des contestataires politiques et les Témoins de Jehovah, qui ont été assassinés sous le régime d'Hitler.
Le stolperstein est un projet qui à été conçu par l'artiste Gunter Demnig. Il a l'intention de créer un total de 12000 devant les maisons des déportés en marquant sur chaque plaque:« ici habitait » (Hier wohnte) », en dessous le nom ou les noms des personnes qui ont vécu à cet endroit, la date de naissance et la date à laquelle ils ont été emmenés dans un camp de concentration. Munich est la seule ville à avoir jusqu'ici refusé d'avoir les bornes disant qu'ils encourageraient l'antisémitisme.[Voir ci-dessous]

Mahjub Bin Mobamed Adam est né en Tanzanie et à rejoint les services de l'Afrique de l'est coloniale allemande, à l'âge de 10 ans il sert dans l'armée. Il émigre à Berlin en 1929, où il a immédiatement des ennnuis avec le service des affaires étrangère qui exige de lui son salaire de service exeptionnel.
Il décide de rester tout de même bien qu'on ait refusée sa demande, il travaille en tant que serveur dans les hôtels et prenant des petits rôles dans des film. Il avait des rôles dans plus de 20 films en jouant avec des étoiles tel que Zarah Leander, Hans Albers et Willy Birgel, même après que la guerre éclate. Il a enseigné aussi le SWAHILI à l'Atelier oriental.
Il a épousé une femme allemande, Maria Schwander, et ils ont eu trois enfants: Adam, Anne-marie et Bodo. Mais sa famille a lutté pour joindre les deux bouts à cause de ses excès en incluant de nombreuses affaires et qui ont eu pour résultat plusieurs enfants illégitimes. Décidément même dans des cas critiques certains Noirs ne perdent pas le Nord, ils ont toujours besoin de s'enfoncer alors qu'ils ont déjà des problèmes.
Il était encore en conflit avec les autorités à propos de son argent obtenu pour son temps passé dans les forces armées quand il à été arrêté en 1941. Mahjub Bin Mobamed Adam a été accusé de crime de «métissage, d'intermariage racial et a été déporté au camp de concentration de Sachsenhausen, où il est mort au mois de novembre 1944.
La plaque, sera à l'extérieur de son ancienne maison sur Brunnenstrasse dans le district Mitte de Berlin, vient avec la publication d'un livre véridique sur sa vie, jusqu'à la Mort, par Marianne Bechhaus-Gerst. Le livre converge l'attention sur la persécution des gens noirs sous le Troisième Reich, qui a inclus la stérilisation forcée et finalement l'extermination.
Au début du 20ème siècle, l'Allemagne avait avait des colonies étendues en Afrique et on affirme que les médecin Allemand effectuaient des expériences génétiques sur les Africains de l'est. Après la première guerre mondiale la France a occupé la Rhénanie allemande, déployant les soldats Africains coloniaux comme force d'occupation. Des centaines d'enfants issues de femmes allemandes et par des soldats africains sont devenus alors une cible pour Hitler. Dans le Mein Kampf, ils ont comme référence: les Bâtards de la la Rhénanie .
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[Mein Kampf (Mon Combat en français) est un ouvrage rédigé par Adolf Hitler entre 1923 et 1924 pendant sa détention à la prison de Landsberg am Lech, détention consécutive au putsch de la brasserie, coup d'État manqué. Il contient des éléments autobiographiques ainsi qu'une présentation de l'idéologie politique du nazisme et l'histoire des débuts du NSDAP (Parti national-socialiste des travailleurs allemands) souvent dénommé Parti nazi, était un parti politique allemand fondé au début des années 1920. Il est arrivé au pouvoir le 30 janvier 1933 avec la nomination de son leader à titre de chancelier de l'Allemagne, Adolf Hitler, à l'insu du maréchal Von Hindenburg, Président du Reich. Le terme « nazi » (abréviation de l'allemand national-sozialistisch) est utilisé en référence aux membres de ce parti ou aux adhérents de l'idéologie politique du nazisme.]
En 1937 tous les métis de la Rhénanie ont été stérilisés de force , souvent sans anestésie. Le déclanchement de la guerre a fait fuir la plupart des Noirs. Les rares qui sont resté ont été exterminés.
Publié par mavalpat à 19:03:00 dans Histoires | Commentaires (0) | Permaliens
Pourquoi cherchez à nier l'évidence lorsque l'humilité aurait suffit ? Pourquoi vouloir nier un passé lorsque la documentation historique est fournie ? Pourquoi et encore pourquoi s'acharner lorsque les faits sont là ! A tous, pour information, des :
Les Juifs ont joué un rôle très important dans la colonisation de Curaçao. L'expédition hollandaise qui s'empara de l'île en 1634 avait pour interprète un juif, Samuel Cohen. Il avait déjà participé avec Loncq à la prise de Pernambouc. On le nomma dans l'administration de l'île où il devait s'occuper des soixante-dix Amérindiens qui y demeuraient. N'ayant pas trouvé d'or dans l'îie, il repartit pour Amsterdam avant l'arrivée, en 1642, du Directeur Général Peter Stuyvesant. Il y avait déjà dans l'île à cette époque des Juifs et quelques marranes qui avaient des liens avec des coreligionnaires demeurant à Caracas et à Maracaibo. Certains de ces marranes quittèrent Curaçao pour s'établir sur la Terre Ferme voisine ou même en Nouvelle Espagne, comme ce Juan de Araujo qui fut plus tard persécuté par l'Inquisition. L'instauration en 1547 de l'Inquisition au Portugal où vivaient encore 120.000 marranes, visait principalement à les faire partir pour l'Italie, la Turquie, les Flandres et les Provinces-Unies. La Compagnie des Indes Occidentales (W.I.c.), dès le début, voulut faire de Curaçao le centre de son réseau de traite négrière aux Caraïbes. Les Directeurs créèrent un marché d'esclaves qui, après des débuts difficiles en 1638-1641, prit un essor considérable à partir de 1643-1648. Mais une telle décision exigeait que l'île fût peuplée et colonisée. La W.I.C. lança un avis d'appel d'offre pour recruter des colons. Le premier à répondre fut un commerçant juif né au Portugal en 1609, Jeudah de Yllan. Il avait un oncle qui résidait au Brésil. Il proposa de créer une colonie juive à Curaçao. La Compagnie accepta son offre et passa avec lui un contrat en mars 1651. Il s'engageait à faire passer à Curaçao une cinquantaine de colons. Abraham Drago, un ancien du Brésil, l'accompagnait avec à son service un ladino, Juan Pinto, originaire de l'Angola. Yllan arriva à Curaçao avec un groupe d'une douzaine de colons en 1651. D'autres groupes juifs partirent des Provinces-Unies pour se rendre à New Amsterdam, au Brésil, aux Guyanes, à Tobago ou à la Barbade.
A Curaçao, la colonie juive se heurta au Vice-directeur Lucas Rodenburch qui ne fit rien pour les aider. Par ailleurs, les autorités locales leur interdisaient d'acheter des esclaves pour le travail des plantations. Les premiers à partir furent les juifs allemands (les "tudescos"). L'un d'eux fut capturé par des Anglais et échangé contre rançon payée par la communauté juive de Hambourg. Yllan s'accrocha malgré les difficultés et étendit ses activités commerciales jusqu'à Bonaire en 1668. Il offrit à la W.I.e. de lui fournir 1.500 à 2.000 captifs africains tirés de la région de Calabary (Golfe de Guinée). Un autre juif, David (Cohen) Nassi, lui aussi un ancien du Brésil, obtint de la W.I.e. un contrat le 22 février 1652, identique à celui de Yllan. Il devait réunir une cinquantaine de colons qui devaient se consacrer à l'agriculture et à l'élevage dans l'île. La Compagnie se réservait le monopole de l'exploitation des salines et du bois de campêche. En retour, les colons recevaient des terres le long de la côte, ils étaient exemptés d'impôt pendant dix ans. Ils avaient le droit de capturer et de livrer à la W.I.C. des navires portugais sous certaines conditions. Cette clause laisse entrevoir que les marchands juifs possédaient à cette époque des bâtiments qu'ils pouvaient armer en course. Rodenburch devait les aider et les défendre. Mais ils avaient la possibilité d'emporter des armes. En revanche, ils ne pouvaient pas obliger les chrétiens à travailler le dimanche et ne devaient pas les molester dans la pratique de leur foi. Qu'est-ce qui empêcha Nassi de réussir ? Une première explication : La possibilité de commercer fut étendue aux autres îles des CaraIbes. D'autres mesures furent prises et annoncées le 17 décembre 1652. Malgré cet appel, peu de juifs d'Amsterdam se montrèrent intéressés. L'abandon du Brésil en 1654 favorisa la constitution d'une colonie juive à Curaçao. Il incomba à Isaac da Costa la charge de fonder la première communauté juive. Après vingt-quatre ans d'occupation hollandaise au Brésil, près de 600 juifs partirent, la plupart pour Amsterdam. Des réfugiés juifs partirent du Brésil pour échapper à l'hostilitédéclarée de Stuyvesant. Par ailleurs, il y avait à Curaçao un nouveau Directeur, Matthias Beck, qui avait passé plusieurs années au Brésil. Il connaissait Da Costa et certains de ses amis. Il avait reçu des ordres pour leur procurer des terres, des esclaves et des chevaux. Les débuts du groupe de colons se firent donc sous les meilleurs auspices dans l'île où ils arrivèrent en 1659. Ils fondèrent la Congrégation Mikve Israel (Espoir d'Israel). Des réglementations ou hascamoth furent progressivement élaborées et édictées en 1670-1671 puis ratifiées le 6 octobre 1688 pour régir la communauté. A partir de 1660, le courant migratoire d'Amsterdam à Curaçao se fit plus régulier. La communauté s'agrandit et bénéficia de l'apport de juifs ashkenazim et sefardim. En 1674, la communauté eut son premier hahamf [1] Josiau Pardo, arrivé d'Amsterdam dont il était originaire. Curaçao possédait alors une petite société coloniale turbulente. En 1673, le Directeur Dirk Otternick accusait le Révérend Philippus Speght de se livrer à la prostitution, de vendre du vin, de la bière, des alcools, bien qu'il touchât huit cents florins de salaire annuel. La conduite d'une jeune marrane,Esther Israel, qui s'était mariée à un juif et qui voulait divorcer, lui valut les foudres des autorités. Pour sa défense, elle affirma n'être pas juive. Les parnassim s'en référèrent à Amsterdam en avril 1674 pour trouver une solution. Mais elle quitta la colonie pour se rendre en Europe. Pardo fonda dans l'île le Yeshibah Es Haim qui s'appela plus tard Es Haim ve Ohel Yahacob (Arbre de Vie et Tente' de Jacob). Cette "académie" encore en vigueur en 1829, fut érigée avec les fonds d'un certain Jacob dont on ignore le nom. Durant son rabbinat, Pardo prit une part active à la construction de deux synagogues. L'une fut établie dans la capitale Willemstad et l'autre à l'extérieur. Pardo servit pendant neuf ans la congrégation Mikve Israel. On ignore la raison de son départ en 1683 pour la JamaYque où il occupa une charge de rabbin. On soupçonne des mésententes entre parnassim en 1683, sous la présidence de Eliau Namias de Crasto. La communauté des juifs de Curaçao était plus importante numériquement et plus ancienne que celle de la JamaYque. Au début de la colonisation, les colons juifs établirent des échanges commerciaux avec leurs coréligionnaires de New Amsterdam, de Barbade et de Guyane. Ils exportaient vers 1652-1656 des chevaux, du bois de qualité et ils importaient des marchandises de consommation courante. L'activité économique s'élargit considérablement avec l'arrivée des colons en 1659-1660. La W.I.c. leur vendit des chevaux, du bétail, du bois et des esclaves. Les Juifs devinrent les fournisseurs attitrés des autorités locales. Ils importaient des comestibles, des livres, des matériaux de construction. Ils recevaient du matériel d'équipement de bateaux, des armes et des munitions. Ils approvisionnaient la garnison et la main d'oeuvre servile en comestibles. La majorité de ces importations étaient destinées au commerce qu'ils faisaieht dans les îles et sur la Terre Ferme espagnole. Ils obtenaient enretour des denrées tropicales : tabac, indigo, gingembre, citrons, vanille, cochenille, peaux, coton, café, sucre, argent, or, cacao et des matières premières (bois, fer, cuivre). Les marchands juifs de Curaçao avaient un remarquable réseau de relations qui recouvrait les Caraïbes et l'Europe. Ce réseau avait pour centre Amsterdam. Un exemple entre mille : le testament de David Bernai rédigé à Curaçao en 1716 nommait pour légataire sa soeur Ana, mariée, vivant à Bayonne, ses frères Manuel et Isaac à Amsterdam, son frère Juan à Londres et son beau-frère Francisco Nunez de BernaI Miranda qui résidait à Bahia (Brésil) (23). Un ensemble familial qui se manifestait donc comme un vaste entrelacement de partenaires commerciaux. Ils réussirent en outre à réduire les coûts de transport de leurs marchandises. Ils avaient aussi l'avantage sur les autres marchands, protestants, de connaître l'espagnol et le portugais. Ce qui facilita leurs relations avec les possessions espagnoles et portugaises. L'essor économique de Curaçao, au début du XVIIIe siècle, attira l'attention des Britanniques. Il existait un trafic clandestin entre Curaçao, Saint-Thomas et les territoires anglais et français. Mais le marché principal des juifs de Curaçao était la Terre Ferme. Les administrateurs espagnols devinrent leurs clients réguliers. Ils leur fournissaient à l'occasion des armes et des munitions. Ainsi ils vendirent au gouverneur de Cartagena en 1697 des armes pour une valeur de 5.000 pesos. A leur arrivée dans l'île, les colons de 1659 reçurent des esclaves. Jusqu'en I674, ils ne purent acheter à la Compagnie que des "macarons" (captifs affaiblis ou en mauvaise santé). Après cette date, ils eurent l'autorisation d'acquérir des captifs sains pour leur service et pour le commerce d'exportation. Il représenta les juifs avec Moseh Curiel auprès de l'Etat de Hollande. Il constitua avec Jean Cooymans, un ex-sheriff d'Amsterdam, une association qui eut pour objectif d'envoyer des nègres à Curaçao. Ce gentilhomme de "haute lignée" avait commencé, en 1676, par avoir une activité de négrier. Un an plus tard, avec l'Espagnol De Lira, il tenta de s'entendre avec, la W J.c. pour l'envoi de captifs africains à Curaçao. L'association contacta le Directeur Willem Kerckrinck de Curaçao pour l'envoi de trois chargements de captifs. Belmonte réussit à placer un de ses amis, Francisco Lopez Henriquez, près de Kerckrinck comme assistant en 1687. Il devait vérifier les livres de comptes et profiter de sa connaissance de l'espagnol pour stimuler le commerce avec la Terre Ferme. Parmi les autres coréligionnaires engagés dans la traite négrière figurent Manuel de Pina (Jahacob Naar), Manuel Alvares Correa et surtout Philippe Henriquez et son frère David Senior. Philippe Henriquez (Jacob Senior), né à Amsterdam vers 1660, fut le seul juif à recevoir une concession de l'Amirauté de Hollande. Elle l'autorisa à se rendre en Afrique et à transporter à Curaçao des captifs sur son navire "De Vrijheid" [2] Il avait mis vingt-mille florins pour garantir cette entreprise en 1692. Il débarqua à Curaçao en 1699 avec ses frères David, Salomon et Isaac. Ses parents et lui devinrent les favoris des Directeurs successifs, Jan Doncker en 1692-1696, Jeremias van Collen en 1710. Il occupa le poste de directeur de l'asiento de Curaçao pour la Royal African Company qui était la plus puissante entreprise de traite négrière. Avec l'aide de son frère David Senior et de son associé Johan Goeduriend, il envoyait des nègres captifs dans plusieurs territoires des Caraïbes et particulièrement à Cartagena où résidait le Directeur général de la Royal African Company. Quant à Henriquez, il obtint du Directeur l'autorisation, le 30 janvier 1701, d'envoyer un bateau de Curaçao prendre des captifs en Afrique. Dans son rapport, le directeur signala 205 morts au retour sur les 664 Africains embarqués. A leur arrivée à Curaçao, ces captifs passaient devant une commission qui les examinait et les répartissait pour les vendre selon leur âge et leurs possibilités physiques. Jacob Calvo d'Andrade fit partie d'une de ces commissions de 1701 à sa mort en 1705. Les rapports de la W.LC. et des juifs concernant la traite négrière se resserrèrent de 1686 à 1710. Après cette période, la traite négrière déclina régulièrement. La Compagnie que représentait Philippe Henriquez arrêta ses opérations commerciales vers 1722, peu après sa mort en 1718. En 1730, tout résident de Curaçao pouvait importer des captifs africains après avoir payé une taxe par tête de 4 pesos. On a vu que vers 1651-1652, les juifs naviguaient déjà sur leurs propres navires. Chaque marchand, en moyenne, possédait son "magasin flottant". A la fin du XVIIe siècle, les corsaires français harcelèrent tous les bâtiments dans la Méditerranée des Cara'ïbes. En 1697, une flotte de vingt navires anglais se joignit à Curaçao à quatre bâtiments hollandais pour se lancer à la poursuite de vingt-six navires français. Les frères Henriquez-Senior perdirent entre 1703 et 1704 quatre navires qui furent capturés par des corsaires anglais avec leurs cargaisons d'une valeur de 68.715 pesos. Sur leur plainte, les Etats Généraux décidèrent de convoyer les navires marchands partant de Hollande par deux vaisseaux de ligne de cinquante canons. Ils votèrent en 1708 la somme de 200.000 florins pour assurer ce convoi. Plusieurs marchands de Curaçao obtinrent l'autorisation de la W.l.C. d'armer deux corsaires pour se défendre contre les Français et les Espagnols. Le développement économique de l'île attirait en effet les forbans. Une de leurs activités préférées consistait à faire des prisonniers et à exiger des rançons. Benjamin Carvalho, marchand de l'île, s'était établi en Jamaïque. un corsaire espagnol le captura avec sa famille tandis qu'il revenait à Curaçao, sur son propre navire .chargé de marchandises. Il voulut les conduire à La Havane. Carvalho réussit à le convaincre de se rendre à Curaçao où on lui paierait une rançon. Le corsaire accepta et jeta l'ancre à Caracas Bay le 19 août 1683. Il réclamait 20.000 pesos. Malgréles hésitations du Directeur Jan van Erpelum, les tractations se firent et les juifs de l'île réussirent à ne payer que 3.500 pesos. Philippe Henriquez, de nationalité hollandaise, fut un exemple d'audace et d'impertinence. Il connaissait tous les grands de la région : le gouverneur de Cartagena, un ex-inquisiteur général, et même l'évêque de Santa Marta. Il séjourna pendant trois mois à Cartagena en 1698. De retour dans cette place le 10 juin 1699, avec un chargement de Il5 captifs, il fut saisi et emprisonné dans la forteresse de la ville pendant soixante-treize jours. Il fut sauvé de justesse par le Directeur général de la Royal African Company, D. Gaspar de Andrade, qui paya sa caution. Henriquez mourut bon catholique en 17I8 à La Havane. D'autres marchands juifs n'eurent pas sa chance. Ainsi Jeudah Cohen, de Curaçao, trouva la mort à Puerto Rico en 1723. La majorité du commerce et de la navigation qui se faisaient de 1721 à 1727 à Curaçao était aux mains de marchands juifs. Ils équipèrent des corsaires pour se défendre. Cette prospérité n'alla pas sans susciter des jalousies. Le frère du Directeur, Balthazar Beck, était depuis 1668 commissaire aux esclaves. Il était de par sa fonction la quatr ième personnalité dans la hiérarchie de l'île. Il occupait la fonction de capitaine de la Garde Civile. Il était en outre membre du Conseil et donc juge. Ce qui ne l'empêchait pas de commercer comme les autres marchands. Il fit emprisonner à ce titre pendant un an un planteur, Moseh Henriquez Cotinho, arrivé des Provinces-Unies à Curaçao en 1679, après un détour par la Jama"îque. Son père, qui résidait à Amsterdam, obtint des Directeurs de la Compagnie (les Henren X) qu'ils intervinssent pour le faire relâcher. Après sa libération, il partit pour Suriname où il laissa à sa mort en 1723 une très riche plantation. En 1675, la W.r.c. qui venait d'être réorganisée l'année précédente, modifia la taxation des marchandises. Dorénavant, tous les produits et bestiaux supportaient une taxe de 10 %. Les colons insulaires refusèrent de payer. Le Directeur Van Liebergen, reçut l'ordre, en 1680, de la percevoir. Beck, lui-même planteur, organisa en mars 1681 avec quelques marchands un mouvement de contestation.
Les marchands juifs, pour des raisons diverses, ne voulurent pas le suivre. L'hostilité de Beck à leur égard s'en trouva renforcée. Mais Beck fut cassé de sa charge de capitaine et condamné pour son comportement séditieux. Le Directeur Jan Doncker 0673-1679) résilia son poste pour se consacrer entièrement à ses affaires. Il s'associa plus tard avec le marchand juif David Senior. Balthazar Beck, le beaufrère de Doncker, voulut prendre sa place mais la Compagnie nomma àce poste Nicolas Van Liebergen. Beck et sa coterie l'attaquèrent violemment et tentèrent par tous les moyens de le renverser. Malgré l'intervention des parnassim (conseillers, administrateurs de la communauté juive) en sa faveur auprès de la Compagnie (8 avril 1681), Liebergen finit par être destitué en 1683. Notons que ces querelles byzantines peuvent éclairer en partie les raisons du départ du haham Pardo en juin 1683. Références bibliographiques: [1] "Haham" ou "hakham", signifiant "sage", est le titre donné au rabin d'une communauté de juifs sepharades. [2] Le nom de ce bâtiment négrier, "La Liberté", a de quoi surprendre.... 5EME COLLOQUE INTERNATIONAL KAMIT MENAIBUC 2008 MENAIBUC INTERNATIONAL KEMETIC MEETING 2008![]()
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la guerre entre l'Angleterre et les Provinces-Unies en 1652-1654. On ignore d'ailleurs si Nassi lui-même se rendit à Curaçao. Il était à Amsterdam en 1656 et proposa à la W.I.C. en 1657 de fonder une colonie à Essequibo. Il signa en 1659 une convention pour la colonisation de Cayenne. Le problème du peuplement de Curaçao n'étant toujours pas résolu, il fallut prendre d'autres décisions. C'est ce que firent les Etats de Hollande et de Frise Occidentale qui voulurent encourager les départs par des offres alléchantes.
D'autres réfugiés juifs se rendirent à Londres, à la Barbade, en Martinique et à Essequibo. Certains réfugiés se décidèrent à partir pour la Barbade où les attirait l'industrie sucrière. La W.I.e. prit alors des mesures pratiques. Un accord intervint le 31 mars 1659, liant la Compagnie à un groupe de soixante-dix juifs conduits par Isaac da Costa, un ancien marchand de Recife.
Ils reçurent une assistance financière de la communauté juive portugaise en 1659-1660. La W.r.e. accorda à Da Costa et à son groupe des privilèges plus étendus que ceux donnés à Yllan et à Nassi. On promettait aux juifs l'aide de l'administration locale. On leur permettait surtout d'acheter des captifs africains par le biais des asientos et de construire des maisons. Ils avaient la liberté religieuse. De telles facilités n'avaient pas été accordées antérieurement aux autres colons.En 1679-1682, plusieurs plantations appartenaient à des juifs.

Quoique monopole de la W.r.e., la traite se développa de manière spectaculaire à partir de I67il. Les juifs qui avaient pratiqué ce trafic au Brésil continuèrent à s'en occuper une fois de retour aux Pays-Bas.
En 1673, un certain N. Deliaan voulut vendre cinq cents captifs africains à la W.r.e..
Un certain Jan de Lion (Joao de Y Han) proposa en 1675 à la Compagnie un gros lot de 1.500 à 2.000 captifs.A cette époque, "un juif espagnol, cultivé et raffiné, de haute lignée religieuse ou royale n'avait pas le moindre scrupule à pratiquer la traite négrière" (24).
Un exemple à citer : D. Manuel Belmonte - connu sous le nom d'Isaac Nunez - ambassadeur extraordinaire des Provinces-Unies en Espagne en 1685.


Publié par mavalpat à 22:58:56 dans Histoires | Commentaires (0) | Permaliens

La « vraie » vérité sur l'Esclavage : l'implication des Juifs. Message d'Alert2neg adressé à Elkabbach et cie
Bonjour,
Votre méconnaissance, c'est certainement le cas, vous pousse à émettre des contre-vérités sur certains faits relatifs au commerce négrier. Vous ne l'ignorez pas, la Traite et l'esclavage constituent un crime contre l'humanité cf loi Taubira 21 Mai 2001, c'est pourquoi il convient de ne pas entretenir des distorsions, comme nous l'avons constaté dans vos émissions Europe 1 et rendez vous médicis sur publicsénat. Aussi, nous vous invitons à compléter les connaissances de l'historien O.P.G, qui n'a pas compris que son rôle n'était pas de dédouaner telle partie en chargeant une autre mais de témoigner de la vérité historique.
Nous espérons vous rencontrer dès que possible afin de mener ensemble l'entreprise de démystification de la figure caricaturale du Roi Nègre ayant vendu les siens.
Cordialement
Alert2neg alert2neg@hotmail.com

Cette semaine, dans un encart intitulé « La vérité sur l'esclavage », Le Nouvel Observateur nous déforme l'histoire et la remodèle dans le sens des « Lobbies qui n'existent pas », probablement pour s'attirer les bonnes grâces publicitaires de ses sponsors... Les marchands juifs participent-ils à la traite atlantique ? Faux. Et la meilleure preuve qu'il s'agit là d'une élucubration sans réalité historique figure dans le Code noir, promulgué en 1685 par Louis XIV. Le premier article de ce texte qui réglemente l'esclavage aux Antilles, en Guyane et en Louisiane exclut formellement les juifs des territoires concernés : « Enjoignons à tous nos officiers de chasser hors de nos îles tous les juifs qui y ont établi leur résidence, auxquels, comme ennemis déclarés du nom chrétien, nous commandons d'en sortir dans trois mois, à compter du jour de la publication des présentes, à peine de confiscation de corps et de biens. » A La Rochelle, Nantes et Bordeaux, de grandes familles protestantes ont en revanche prospéré grâce au commerce triangulaire.
Qui sont les négriers qui amènent les esclaves noirs en Amérique du 15ème au 19ème siècle ?
L'information ci-dessous se trouve documentée dans les 4 volumes de Elizabeth Donnan. Ils peuvent être trouvés à la Librairie Nationale de Washington [1] et à la Librairie de l'Institut Technologique de Carnegie à Pittsburg [2]

Abigail - Aaron Lopez, Moses Levy et Jacob Franks
Crown - Isaac Levy and Natham Simpson
Nassau - Moses Levy
Four Sisters - Moses Levy
Anne and Eliza - Justus Bosch et John Adams
Prudent Betty - Henry Cruger et Jacob Phoenix
Hester - Mordecai et Davdi Gomez
Elizabeth - Mordecai et Davdi Gomez
Antigua - Natham Marston et Abram Lyell
Betsy - William De Woolf
Polly - James De Woolf
White Horse - Jan de Sweevts
Expedition - John et Jacob Roosevelt
Charlotte - Moses et Sam Levy ; Jacob Franks
Caracoa - Moses et Sam Levy
1- Les oubliés de l'histoire
Les Noirs sont toujours les oubliés de l'histoire, car personne ne s'intéresse à eux. Normal, ils ne possèdent pas encore de « lobbies qui n'existent pas », suffisamment puissants pour négocier directement de leurs réparations légitimes auprès des Etats concernés.
Alors que l'« industrie mémorielle » se rappelle à nos bons souvenirs quasiment tous les jours de l'année 2005, jour du 60ème anniversaire de la chute du régime nazi, qui coïncide parfaitement avec les 6 branches de l'étoile de David et le chiffre des « 6 millions » de « victimes », personne ne se rappelle des Noirs qui sont bien plus nombreux à disparaître de l'esclavagisme qui dure plusieurs siècles .
Deux poids, deux mesures, selon que vous êtes puissant et que vous avez le contrôle des médias et des institutions financières ou que vous êtes un « Nègre » misérable auquel on vous refuse - tel l'humoriste Dieudonné -, de faire un film sur le Code Noir [j'emploie d'autant plus volontiers ce terme qu'étant né au Sénégal - j'y compte encore de très nombreux amis d'enfance et qu'une partie de mon cœur y est resté -, ce mot me permettant de réveiller les consciences endormies et d'insister sur ce vocable insultant qu'emploie les Nazis et certains colonisateurs].
A ce sujet, l'association « Euro-Minorités » que je préside, étudie actuellement les aspects juridiques avec différents avocats pour voir comment il est possible d'obtenir une réparation, symbolique et morale - car il est hors de question de s'abaisser au même niveau que d'autres, qui font payer en argent sonnant et trébuchant le nombre des cadavres -, pour cet infâme épisode de notre histoire.

2- Les « Négriers »
Les « Négriers » sont étroitement liés à l'un des plus grands génocides de l'humanité qui concerne l'esclavagisme : le génocide des Noirs.
Tout comme il est vain de faire un décompte morbide de la seconde guerre mondiale, il est tout aussi inutile d'en faire un en ce qui concerne le nombre de victimes de ce tragique épisode, laissons les morts reposer en paix et ne les tuons pas une seconde fois.
Un certain nombre de marchands participent directement à toutes les étapes de ce génocide : dans le choix des « produits », le transport dans leurs « galères » spécialement aménagées et qui n'ont rien à envier aux camps de concentration nazis [...], la gestions des « marchés aux enchères » de leurs « produits », ainsi qu'à leur achat pour l'utilisation à des fins personnelles.
Des recherches entreprises par un certain nombre d'historiens de confession juive prouvent aujourd'hui que ces « négociants » sont impliqués de manière totalement disproportionnée - compte tenu de l'importance de leur groupe ethnique -, par rapport aux autres groupes qui en font également commerce. L'immense fortune de ces marchands, ainsi que ceux qui font de l'esclavagisme leur commerce, est obtenue par la « traite des Noirs », du fait de leur couleur de peau, ce qui est aujourd'hui considéré comme un acte violemment raciste.
On peut se poser en effet la question « pourquoi les Noirs » ?
La raison en est fort simple. Au début de l'invasion de l'Amérique du Sud, les Indiens sont initialement pris comme esclaves. Mais ils se rebellent, ce qui évidemment pas bon pour les affaires, et meurent lorsqu'ils sont détenus, hors de leur environnement.
C'est alors que les commerçants, jamais à court d'inspiration, voient dans les Noirs d'Afrique un excellent « produit », docile et robuste [les théories de Darwin s'appliquent durant le transport et il ne reste que les meilleur à l'arrivée...].
2.1- Retour Historique
Mais on retrouve des traces de l'esclavagisme par les « Négriers » juifs qui en sont les précurseurs, déjà à la fin du 6ème siècle. Lady Magnus écrit qu'au Moyen-âge, les principaux acheteurs d'esclaves se trouvent parmi les Juifs. Elle écrit « A l'époque du pape Grégoire le Grand, [590-604], les Juifs deviennent les plus grands négociants dans ce genre de trafic » [3].
L'auteur juif (et sioniste) Julius Brutzkus indique « déjà au 10ème siècle, les Juifs possèdent des mines de sel à Nuremberg. Ils font du négoce d'armes et exploitent les trésors des églises. Mais leur grande spécialité est... l'esclavagisme ».
L'encyclopédie juive indique « les premiers Juifs que rencontrent les Polonais sont certainement des négociants, probablement des marchands d'esclaves, appelés au 12ème siècle les Holekhei Rusyah Voyageurs vers la Russie ».
Enfin, Israël Abrahams note qu'au 12ème siècle « les Juifs espagnols [Marranes] doivent leur fortune au négoce d'esclaves ».
Mais Henry L. Feingold note qu'en 1460, lorsque les Juifs deviennent les Maîtres des sciences nautiques au Portugal, l'Etat ibérique importe entre 700 et 800 esclaves par an [4].
Le succès de ces marchands médiévaux est accru par leurs talents linguistiques. Ils parlent l'arabe, le persan, le romain, le français, l'espagnol et le slave. Par ailleurs, ils possèdent une vue des affaires toujours en avance sur leur époque qu'il faut leur reconnaître..
Marcus Arkin, l'auteur des Aspects de l'économique historique juive - Aspects of Jewish Economic History [5], nous révèle que les négociants juifs, dans certaines pays européens « ont un monopole du commerce international », tant et si bien que les termes « Juif » et « marchand » apparaissent comme des synonymes dans les documents carolingiens, ce que confirme également Lady Magnus dans son livre, p. 152.
2.2- Christophe Colomb ouvre la voie
Le 2 août 1492, plus de 300.000 Juifs sont expulsés d'Espagne, mettant également fin à leurs cinq siècles d'implication dans l'esclavagisme dans cette région . En fait, les documents historiques prouvent que certains d'entre eux amassent des fortunes considérables avec des esclaves chrétiens et occupent des postes de premier plan dans la hiérarchie espagnole.
Les circonstances économiques les réunifient au sein d'une coalition de ravisseurs d'esclaves. Peu de temps après l'expulsion des Juifs d'Espagne, Christophe Colomb, dont le nom est en réalité Cristobol Colon, embarque un groupe de réfugiés juifs avec lui vers le nouveau monde [6]. Dans son journal, Colomb lui-même attire l'attention sur la coïncidence de ce premier voyage avec l'expulsion des Juifs d'Espagne dans le passage suivant : « Après avoir expulsé les Juifs de son Empire, son Altesse, le même mois de janvier m'ordonne de voguer vers les dits territoires des Indes ».
La reine Isabelle signe le décret quasiment le même jour que Colomb commence son voyage. George Cohen, parmi les nombreux historiens juifs, précise que de nombreux Juifs fortunés financent l'expédition de Colomb. L'histoire des bijoux d'Isabelle n'est fondée sur aucun fait, mais relève plus du mythe destiné à glorifier la reine.
Trois marranes participent financièrement à cette aventure :
Luis de Santagel (ou Santangelo) [le premier décret royal pour exporter du grain et des chevaux vers l'Amérique est accordé à Luis de Santangel qui est reconnu comme étant le fondateur des plus grandes industries américaines [7]. L'historien Kohler, dans son livre « Colomb », p. 159, nous cite une anecdote croustillante : « c'est un fait historique qu'un jour Ferdinand V, souhaitant de l'argent, s'arrête à la maison de Santangelo à Calatayud, pour y obtenir une somme considérable ». « A cette époque, ni Ferdinand, ni Isabelle, n'ont à leur disposition suffisamment d'argent pour armer une flotte » (p. 75).
Gabriel Sanchez, également cité par Kohler dans son livre ci-dessus, p. 160, nous indique « c'est un négociant aisé ».
Le trésorier royal et son assistant Juan Cabrero influencent la reine Isabelle pour les aider à financer le voyage de Colomb. Cabrero et Santangel investissent 17.000 Ducats [soit certainement plus que 150.000 Euros de nos jours]. De même u'Alfonso de la Caballeria et Diego de Deza fournissent également des fonds. Abraham Ben Samuel Zacuto fournit, quant à lui, les équipements d'astronomie et de navigation et Isaac Abravanel l'assiste. Six Juifs en vue accompagnent Colomb dans son périple , parmi lesquels on retrouve : Mastre Bernal, un scientifique ; Marco, a chirurgien ; Roderigo Sanchez, un inspecteur ; Luis de Torres, un interprète ; et Alfonso de la Calle comme marin. Torres s'installe à Cuba et il devient celui qui introduit le tabac en Europe, exporté de ses vastes plantations.

La relation entre les Juifs et la découverte de l'Amérique n'est pas une coïncidence fortuite. L'expédition de 1492 n'est que le résultat d'une entreprise essentiellement juive ou marrane.
2.3- Colomb est-il un marchand d'esclaves ?
Sir Arthur Helps écrit que dans ses lettres, Colomb parle « de ses habitudes de pratiquer la traite d'esclaves ». En 1498, ses cinq navires ramènent 600 Indiens en Espagne comme esclaves. 200 sont donnés aux capitaines des navires et 400 sont vendus. Colomb emploie également la main-d'œuvre des esclaves avant même de s'embarquer vers le nouveau monde.
Il participe à la création d'une colonie à San Jorge El Mina, située au Ghana, en Afrique de l'ouest. Au nouveau monde, Colomb force les Indiens en esclavage pour trouver de l'or qui est son objectif.

Il n'en ramène que l'équivalent de 6 millions d'Euros en 20 ans, au prix de la vie d'un million et demi d'Indiens, soit très exactement 4 Euros par vie humaine ! Que Christophe Colomb soit Juif ou pas, comme le proclame de nombreux historiens juifs, il n'en demeure pas moins que ses expéditions sont financées par des investisseurs juifs. Les joyaux de la reine Isabelle ne sont qu'un mythe, mais les Marranes sont bien réels !

3- L'esclavagisme des colonies d'Amérique du Sud et des Caraïbes
Les négociants d'esclaves juifs fournissent des Noirs par dizaines de milliers vers les plantations d'Amérique du sud et des Caraïbes. On ne retrouve plus aujourd'hui de trace écrite de protestation contre ce comportement. C'est alors une affaire purement commerciale dans laquelle la religion n'intervient nullement.
Daniel M. Swetschinski estime que la part des négociants juifs dans les affaires internationales est alors disproportionnée. Ils représentent 75% des affaires mercantiles alors qu'ils ne constituent que 10% de la population. Cette domination du marché des esclaves les met en position d'équilibre avec les autres communautés. Les planteurs de sucre au Brésil utilisent abondamment cette main d'œuvre d'esclaves d'Indiens et de Noirs, fournie par les négociants juifs. Dans les années 1600, les plantations qui constituent la majeure partie du réservoir d'esclaves avec quasiment 10.000 Africains et l'exportation du sucre raffiné est dans les mains des négociants juifs.
La compagnie hollandaise d'Inde de l'ouest est créée en 1621 dans le seul but de gagner de l'argent. Les Juifs investissent massivement dans l'entreprise qui se destine à toute forme de commerce, y compris l'esclavagisme. Les dirigeants hollandais, en faisant la promotion du développement économique, encouragent ainsi les Juifs à émigrer [très astucieux...] et la Hollande devient très rapidement le centre du pouvoir et de la fortune juive.
Marcus Arkin écrit « depuis le développement des industries dans lesquels les Juifs investissent : tailleurs de diamants, sucre, soie, textiles, le mélange du tabac, denrées alimentaires,...) sont dépendantes des colonies, il n'est nullement surprenant que de retrouver les Juifs d'Amsterdam concernés par le commerce vers l'Asie et le nouveau monde.
Au 18ème siècle, environ un quart des participations dans les compagnies internationales hollandaises sont détenues par des Juifs et son déclin amène ensuite la ruine de la plupart des familles aisées ».
Le chercheur juif Arnold Wiznitzer est beaucoup plus explicite concernant l'implication des Juifs au Brésil : « A part leur position importante dans l'industrie sucrière, ils dominent le négoce des esclaves . De 1636 à 1645, un total de 23.163 Nègres [dans le texte] arrivent d'Afrique et sont vendus pour 6.714.423 Florins [soit environ 290 Florins par individu, tel est le prix de la vie humaine d'un Noir à l'époque...], Les acheteurs, lors des ventes aux enchères étaient tous Juifs et du fait de ce manque de compétition dans le négoce d'esclaves, ils étaient achetés à vil prix. Par ailleurs, il n'existait pas non plus de compétition pour l'achat des esclaves qui étaient payés à crédit jusqu'à la prochaine saison de vente du sucre. Si les enchères avaient lieu un jour de fête juive, elles étaient automatiquement reportées. ».
Moshe Kahan déclare sans ménagements qu'en 1653-1658, « les négociants Juifs-Marranes possédaient le contrôle du commerce espagnol et portugais , donc détenaient quasiment le contrôle du commerce levantin...avaient d'importantes sommes d'argent à leur disposition ».
Seymour B. Liebman dans le New World Jewry (Nouveau Monde Juif), indique clairement que « les navires n'appartiennent pas seulement aux Juifs, mais sont commandés par des capitaines juifs avec des équipages composés de Juifs ».

4- L'esclavagisme aux Etats-Unis
L'esclavagisme aux États-Unis commence avec la conquête du nouveau monde.
Les navires effectuent alors un triangle entre l'Europe, l'Afrique et les Amériques. Ils vendent des produits manufacturés en Afrique, prennent des esclaves à destination du Brésil, des Caraïbes ou des Etats-Unis et reviennent en Europe avec du sucre et d'autres matières premières.
C'est l'art de l'optimisation des investissements dans lequel on peut rendre hommage au génie créatif en affaires des Juifs. Durant quasiment 4 siècles des millions d'Africains sont « exportés » vers les Amériques. Durant le 18ème siècle, les Juifs participent activement dans le négoce d'esclaves. Certains Juifs contrôlent même les marchés où sont fixés les prix, telle une denrée !
Mais on assiste également à des histoires émouvantes de romantisme. C'est ainsi que Aaron Levy, le fondateur de Aaronsburg en Pennsylvanie, achète Rachel, une esclave noire, dans le milieu des années 1780 et l'emmène à Philadelphie. Il la libère, l'éduque et l'épouse. Elle repose désormais dans le cimetière Mikve Israël, à proximité de la tombe de Hayim Salomon, le financier de la Révolution américaine (cf 1776).
En 1793, Eli Whitney invente le fil à coton et c'est l'envol des plantations de cette matière première consommatrice de main d'œuvre, plus particulièrement d'esclaves bon marché qui fait exploser le marché. L'un des nombreuses études effectuées par Ira Rosenwaike, publiée par l'American Jewish Historical Society (Société d'histoire juive américaine), montre que 75% des Juifs du sud des Etats-Unis possèdent des esclaves noirs [avant l'élection de Lincoln], alors que seuls 36% des Blancs en ont.
Le Rabbin Isaac Meyer Wise , l'un des champions de la réforme libérale juive et le plus actif de tous les Rabbins aux Etats-Unis au 19ème siècle, soutient activement l'esclavagisme des Noirs, appelle Abraham Lincoln un « imbécile » et argumente que les Noirs sont des « bêtes accablantes » [Rappelons que Lincoln est l'un des rares présidents américains qui n'est pas élu avec les voix des Juifs, car il s'oppose à l'esclavagisme et lorsqu'il est élu en 1860, il l'abolit immédiatement, ce qui déclenche la guerre de sécession].
En 1896, un éditorial dans le Jewish South de Richmond, en Virginie, argumente que les « Nègres [dans le texte] sont intellectuellement,moralement et physiquement une race inférieure - un fait que personne ne peut dénier » et, lors de la mort du sénateur [Juif] du Maryland, Isador Rayner, un journaliste noir écrit que Rayner « évoque auprès de ses voisins de couleur les terreurs des pogroms ». Lorsque le B'nai B'rith et l'ADL (Ligue anti-diffamation) - organisme contrôlé par les « lobbies qui n'existent pas », l'équivalent de la LICRA (Ligue Internationale contre le racisme et l'antisémitisme) en France - publient leur pamphlet, en 1976, intitulé « Les Juifs américains : leur histoire », sur les 13 pionniers juifs américains, 10 d'entre eux sont liés au négoce de l'esclavagisme ... [comme quoi, plus vous êtes esclavagiste, raciste et antisémite et mieux il est préférable d'adhérer à ce genre d'organisation pour vous donner bonne conscience...]
Du reste, les quotidiens suivants : The San Francisco Chronicle, The San Francisco Examiner, The Los Angeles Times et d'autres encore, révèlent depuis de nombreuses années qu'aux Etats-Unis, l'ADL pratique l'espionnage et constitue des dossiers sur 950 organisations et 10.000 individus dont la plupart sont des groupes de Noirs, y compris la célèbre NAACP (National Association for the Advancement of Coloured People ou Association nationale pour l'avancement des personnes de couleur), fondée en 1909 par des groupes de militants multiraciaux.
Le Général israélien Moshe Dayan ne dit-il, voici quelques années, pas que les forces militaires américaines se dégradent parce qu'elles sont composées de Noirs « avec peu d'intelligence et aucune éducation ». Il insiste alors pour que les Etats-Unis recrutent « du sang neuf et de meilleurs cerveaux ». Il est considéré comme un héros dans son pays ! Lorsqu'on leur relate ces faits, certains contradicteurs argumentent sur des points qui prêtent volontiers à sourire.

En voici deux :
le premier, que les négociants juifs sont contraints par les Chrétiens de devenir des marchands d'esclaves et effectuer le « sale boulot » pour leur compte ;
le second, que sans ces marchands, le nombre de victimes, en particulier de la faim, serait encore plus catastrophique !
J'en oublie un dernier, qui correspond à celui qu'ils utilisent en dernier ressort, lorsqu'ils ne trouvent plus d'arguments solides : c'est faire preuve d'antisémitisme que de relater ces faits, car ils ne sont pas représentatifs de la religion juive [nous sommes bien d'accord sur ce point, il ne faut pas généraliser] et ils ne sont pas les seuls à faire ce genre de commerce [nous sommes également bien d'accord sur ce point aussi, ce qui n'exonèrent pas les autres !]. Il n'en demeure pas moins que le mot magique « antisémitisme » est lâché, celui qui fait taire tous les journalistes et ramènent dans le rang de la « pensée unique » tous les Présidents et membres des gouvernements.
Est-ce de la diffamation que de dénoncer ce génocide afin qu'il ne se renouvelle plus ?Non ! C'est une définition
INFOS RELAYEES PAR ETILE René-Louis.
Références bibliographiques:
[1] National Library Washington, D.C.
[2] Carnegie Institute of Technology Library, Pittsburgh, PA.
[3] source : Lady Magnus, Esquisses d'histoire juive, Outlines of Jewish History, revues par M. Friedlander Philadelphie : Jewish Publication Society of Amenca, 1890, p. 107 ; Jewish Encyclopaedia, New York & London : Funk and Wagnalls Company, 1905 -1916), vol. 11, p. 402
[4] source : Henry L. Feingold, Le Sionisme en Amérique : L'expérience juive du temps des colonies jusqu'à ce jour - Zion in America : The Jewish Experience from Colonial Times to the Present (New York : Twayne Publishing, Inc., 1974), pp. 42-3
[5] Jewish Publication Society of America, 1975, pp. 44-5
[6] source : Max J. Kohler, Luis De Santangel and Columbus, PAJHS, vol. 10 (1902), p. 162
[7] source : Cecil Roth, L'histoire des Marranes - History of the Marranos, Jewish Publication Society of America, 1932, pp. 272-73)
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Publié par mavalpat à 12:45:09 dans Histoires | Commentaires (0) | Permaliens
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