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L'EVAZION CHEZ LEPAT

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Lisabuzz.com parle de: L'EVAZION CHEZ LéPatEn parcourant L EVAZION CHEZ LéPat, on ressent comme un emerveillement, une pleinitude qui ne pourrait être comparée qu à celle de Champollion lorsqu il déchiffra les hieroglyphes egyptiens pour la première fois : Tout à coup, un nouvel univers se découvre, un univers signé LéPat, tout en méandres exaltants et en posts uniques et précieux. A coup sûr, L EVAZION CHEZ LéPat figurera, dans 1000 ans, au musée du web.Signé .lisabuzz.comVoterVote pour ce blogVoter
Connaissance de soi à travers sa propre religion
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Gautier Béranger le chargé de communication du ministère de l’Immigration traite un homme de Sale Noir | 06 mai 2008

"Sale noir" :Se sont les mots un cadre d'Hortefeux chargé de communication du ministère de l'Immigration.

“ Samedi 26 avril, à la caisse 18 du Carrefour Bercy 2 à Charenton, un homme s'énerve. Un vigile emporte ses papiers pour les vérifier. Une procédure obligatoire quand un chèque dépasse 250 euros, le sien est de 528,06. L'homme qui s'emporte s'appelle Gautier Béranger, il est « responsable du pôle communication » au ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, et, plus précisément, adjoint de Patrick Stéfanini, secrétaire général dudit ministère.

Ça se gâte vraiment, caisse 18. Béranger tempête : « Sale Noir ! Vous n'avez pas le droit de toucher mes papiers, vous pouvez faire une croix sur votre carrière, c'est moi qui donne les accréditations aux sociétés de gardiennage ! »

Sur sa lancée, Béranger menace le vigile de le « renvoyer dans son pays ». Ce serait difficile, son pays c'est la France... La scène fait du bruit dans le magasin. Au point que des employés et des clients proposent leur témoignage à l'insulté, qui dépose plainte au commissariat du XIIe arrondissement de Paris pour « injures racistes ».

Joint par « Le Canard », le conseiller du ministère de l'Immigration éclate de rire : « Ça alors ! C'est vachement intéressant ! Vous me l'apprenez, je n'en reviens pas ! » Malgré les témoins ? « Impossible ! J'ai discuté très gentiment avec un monsieur fort sympathique d'ailleurs, je me suis juste inquiété de savoir où il partait avec mes papiers et lui m'a demandé où je travaillais », assure-t-il. Et Béranger de s'écrier : « Rien de pire que les agressions raciales, ça je ne l'accepte pas ! »

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Gautier Béranger
EtonPicardie-CréditFlèche - direction indiquer montrer sens précédent suivant next previous main backnant! 
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Brice Hortefeux
 
Nous savons tous déja comment cela va se terminer, n'est ce pas? Aujourd'hui, je viens d'apprendre qu'il n'a plus de témoins. Ca marche bien les dessous de table ou encore les menaces et bien d'autres ... Pauvre homme il ne sait même pas qu'il va probablement perdre son job. Voila un nouveau chômeur de très très longue durée. Il sera traqué et bientôt sera victime de menaces ainsi que ces proches. Il n'a pas intérêt de prendre l'avion celui la... Bizarrement il n'a plus de témoins mais il reste les cameras de carrefour et en faisant un gros plan, on peut très bien lire sur les lèvres de n'importe quel indivivu.
 
Pierre-Damien Kitenge, vigile de supermarché, le 03 mai 2008 à ParisPour retirer sa plainte, Pierre-Damien Kitenge exige simplement des excuses publiques. Selon "Le Monde", il a été convoqué le lundi 28 avril par sa direction qui lui a demandé de retirer sa plainte, ce qu'il n'a pas fait ainsi qu'il l'a déclaré :

"J'assume ce que je fais, je maintiens ma plainte dès lors qu'il ne m'a pas présenté des excuses publiques", ajoutant avoir reçu quatre appels anonymes pour lui demander de retirer sa plainte. Inutile de dire que si les faits sont avérés comme il le semble, puisqu'il y a des témoins, M Beranger, fonctionnaire d'un ministère qui a déjà fort mauvaise réputation, devrait non seulement s'excuser publiquement, mais être poussé à la démission.

Publié par mavalpat à 00:05:20 dans Actualité/politique | Commentaires (4) |

SEQUESTRATION EN AUTRICHE, EN FRANCE IL Y A BIEN PIRE | 02 mai 2008

Souvenez de ce fait divers en Autriche ou un père avait sequestré sa fille pendant 24 ans. On retrouve alors cette histoire sur toutes les télévisions françaises, dans les journaux en première page, un peu partout. Eh bien lisez cette histoire et par la suite je vais vous montrer comment nos chers français aiment montrer du doigt les autres, alors qu'ils ont cachés bien pire.

LP/MARC MENOU.Josef Fritzl, père et grand-père autoritaire et voisin aimable aux yeux bleu acier, a mené, à l'insu de tous, pendant 24 ans, une double vie diabolique d'esclavagiste incestueux dans sa «maison de l'horreur» à Amstetten (est de l'Autriche).

«Il ne s'agit pas d'un malade car s'il l'était il n'aurait pas pu imaginer et réaliser des plans aussi sophistiqués», souligne le psychiatre expert juridique Reinhard Haller qui décrit cet homme de 73 ans comme un «despote règnant par la terreur sur plusieurs générations de sa famille».

Depuis près d'un quart de siècle le voisin aimable, électricien de formation, avait secrètement élaboré un scénario diabolique, mais plausible, qui a trompé son entourage immédiat, sa propre femme, les voisins, les autorités.

Officiellement sa fille Elisabeth quitte à 18 ans la maison pour rejoindre une secte. Une lettre, écrite de la main de la disparue, parvient peu après chez les parents l'été 1984 demandant qu'on arrête les recherches.

Dans les années 1990, Elisabeth dépose sur le seuil de ses parents, à quelques années d'intervalle trois de ses bébés accompagnés de lettres écrites de sa main demandant qu'ils soient pris en charge par Josef et Rosemarie, elle-même ne pouvant en assurer l'éducation. Toutes ces lettres étaient en fait écrites depuis la geôle où le père abusait de sa fille dans le sous-sol de la maison familiale. Les proches et les voisins du père incestueux reconnaissent qu'il n'a jamais accompagné les enfants à l'école, qu'il évitait les réunions de parents d'élèves et était absent du domicile lors des dizaines de visites de contrôle des assistantes sociales.

«Rosemarie emmenait toujours les enfants aux leçons de musique, aux entrainements sportifs, à l'école» témoigne le boulanger Günther Pramreiter, voisin des Fritzl.

«Josef parlait de la météo et de l'actualité lorsqu'il venait à la boulangerie, je me souviens qu'il s'est dit choqué par l'affaire Kampusch», la jeune fille séquestrée pendant 8 ans dans une cave d'un pavillon près de Vienne d'où elle s'est échapée en août 2006, selon le boulanger. «Au sein de sa famille, il était un maître et un despote», selon un ami allemand Paul H., 69 ans. En revanche, «avec moi, c'était un type correct, ouvert et surtout amusant», a ajouté le retraité dans des déclarations au tabloïde allemand Bild.

Evoquant un voyage en Thaïlande avec Josef Fritzl, Paul H. raconte que son ami avait «adoré» les massages d'une jeune Thaïlandaise et qu'il avait acheté de la lingerie féminine pour «une copine». «Ses chaussures étaient impeccablement cirées et sa cravate n'était jamais de travers, on aurait dit un diplomate», a affirmé au journal "Oesterreich" Gerda S., une ancienne collègue de travail.

Après de longs interrogatoires depuis son arrestation samedi soir, Josef a livré des aveux complets lundi sur la séquestration, les relations incestueuses qui ont donné naissance à sept enfants, l'élimination du corps d'un bébé mort peu après la naissance.

Propriétaire de plusieurs immeubles, qu'il louait, Josef a également tenu un restaurant sur les bords du lac Mondsee dans les années 1970. L'établissement a brûlé et il a été condamné pour incendie volontaire et fraude à l'assurance. Enfin, la police vérifiait mercredi s'il y avait un lien entre le meurtre d'une jeune fille victime d'abus sexuel en 1986 près de son établissement.

ENQUETE

Joseph Fritzl, l'homme accusé d'avoir séquestré pendant vingt-quatre ans sa fille dans une cave, a expliqué qu'il menaçait sa famille de l'empoisonner au gaz si elle tentait de fuir. Les policiers poursuivent leurs investigations dans la maison.

CHAQUE JOUR amène sa part de ténèbres. Au fil des investigations, les enquêteurs autrichiens mettent au jour la vie soigneusement cloisonnée de Joseph Fritzl, surnommé par la presse « l'homme à deux étages ». Au rez-de-chaussée, le grand-père de 78 ans, les sourcils arqués lui donnant un faux air de Salvador Dali, menait une vie sans aspérité avec son épouse Rosemarie dans la petite ville d'Amstetten à 130 km de Vienne.

Publié par mavalpat à 13:33:31 dans Atrocités | Commentaires (0) |

Aimé Césaire le GRAND: La lettre à Maurice Thorez | 01 mai 2008

UNE LECTURE ATTENTIVE EST NECESSAIRE. 
 
Aimé Césaire : La lettre à Maurice Thorez
Quelques mois après le percutant rapport Khrouchtchev qui révéla les crimes de Staline, Aimé Césaire a adressé cette lettre de démission à Maurice Thorez alors secrétaire général du Parti communiste Français. "Je crois en avoir assez dit pour faire comprendre que ce n'est ni le marxisme ni le communisme que je renie, que c'est l'usage que certains ont fait du marxisme et du communisme que je réprouve."

Aimé Césaire, Député de la Martinique, à Maurice Thorez, Secrétaire Général du Parti Communiste Français.

Maurice Thorez,

Il me serait facile d'articuler tant à l'égard du Parti Communiste Français qu'à l'égard du Communisme International tel qu'il est patronné par l'Union Soviétique, une longue liste de griefs ou de désaccords.
La moisson a été particulièrement riche ces derniers temps et les révélations de Khrouchtchev sur Staline sont telles qu'elles ont plongé, ou du moins, je l'espère, tous ceux qui ont, à quelque degré que ce soit, participé à l'action communiste dans un abîme de stupeur, de douleur et de honte.
Oui, ces morts, ces torturés, ces suppliciés, ni les réhabilitations posthumes, ni les funérailles nationales, ni les discours officiels ne prévaudront contre eux. Ils ne sont pas de ceux dont on conjure le spectre par quelque phrase mécanique.
Désormais leur visage apparaît en filigrane dans la pâte même du système, comme l'obsession de notre échec et de notre humiliation. Et bien entendu, ce n'est pas l'attitude du Parti Communiste Français, telle qu'elle a été définie en son XIVe Congrès, attitude qui semble avant tout avoir été dictée par le dérisoire souci des dirigeants de ne pas perdre la face, qui aura permis de dissiper le malaise et obtenu que cesse de s'ulcérer et de saigner au plus vif de nos consciences une blessure...

LIRE LA SUITE DE LA LETTRE ICIFlèche - direction indiquer montrer sens précédent suivant next previous main back

Publié par mavalpat à 05:46:25 dans Histoires | Commentaires (0) |

Discours sur le colonialisme, Un livre immortel de Aimé Césaire | 30 avril 2008

 Discours sur le colonialisme, Un livre immortel de Aimé Césaire

En hommage à Aimé Césaire, ci-dessous les premières pages de son Discours sur le colonialisme, paru en 1950 par les éditions Présence Africaine.

Par Aimé Césaire, 18 avril



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Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.

Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte.

Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde.

Le fait est que la civilisation dite « européenne », la civilisation « occidentale », telle que l'ont façonnée deux siècles de régime bourgeois, est incapable de résoudre les problèmes majeurs auxquels son existence a donné naissance : le problème du prolétariat et le problème colonial ; que, déférée à la barre de la « raison » comme à la barre de la « conscience », cette Europe-là est impuissante à se justifier ; et que, de plus en plus, elle se réfugie dans une hypocrisie d'autant plus odieuse qu'elle a de moins en moins chance de tromper.

L'Europe est indéfendable.

Il paraît que c'est la constatation que se confient tous bas les stratèges américains.

En soi cela n'est pas grave.

Le grave est que « l'Europe » est moralement, spirituellement indéfendable.

Et aujourd'hui il se trouve que ce ne sont pas seulement les masses européennes qui incriminent , mais que l'acte d'accusation est proféré sur le plan mondial par des dizaines et des dizaines de millions d'hommes qui, du fond de l'esclavage, s'érigent en juges.

On peut tuer en Indochine, torturer à Madagascar, emprisonner en Afrique Noire, sévir aux Antilles. Les colonisés savent désormais qu'ils ont sur les colonialistes un avantage. Ils savent que leurs « maîtres » provisoires mentent.

Donc que leurs maîtres sont faibles.

Et puisqu'aujourd'hui il m'est demandé de parler de la colonisation et de la civilisation, allons droit au mensonge principal à partir duquel prolifèrent tous les autres.

Colonisation et civilisation ?

La malédiction la plus commune en cette matière est d'être la dupe de bonne foi d'une hypocrisie collective, habile à mal poser les problèmes pour mieux légitimer les odieuses solutions qu'on leur apporte.

Cela revient à dire que l'essentiel est ici de voir clair, de penser clair, entendre dangereusement, de répondre clair à l'innocente question initiale : qu'est-ce qu'en son principe que la colonisation ? De convenir de ce qu'elle n'est point ; ni évangélisation, ni entreprise philanthropique, ni volonté de reculer les frontières de l'ignorance, de la maladie, de la tyrannie, ni élargissement de Dieu, ni extension du Droit ; d'admettre une fois pour toutes, sans volonté de broncher aux conséquences, que le geste décisif est ici de l'aventurier et du pirate, de l'épicier en grand et de l'armateur, du chercheur d'or et du marchand, de l'appétit et de la force, avec, derrière, l'ombre portée, maléfique, d'une forme de civilisation qui, à un moment de son histoire, se constate obligée, de façon interne, d'étendre à l'échelle mondiale la concurrence de ses économies antagonistes.

Poursuivant mon analyse, je trouve que l'hypocrisie est de date récente ; que ni Cortez découvrant Mexico du haut du grand téocalli, ni Pizarre devant Cuzco (encore moins Marco Polo devant Cambaluc, ne protestent d'être les fourriers d'un ordre supérieur ; qu'ils tuent ; qu'ils pillent ; qu'ils ont des casques, des lances, des cupidités ; que les baveurs sont venus plus tards ; que le grand responsable dans ce domaine est le pédantisme chrétien, pour avoir posé les équations malhonnêtes : christianisme = civilisation ; paganisme = sauvagerie, d'où ne pouvaient que s'ensuivre d'abominables conséquences colonialistes et racistes, dont les victimes devaient être les Indiens, les Jaunes, les Nègres.

Cela réglé, j'admets que les civilisations différentes en contact les unes avec les autres est bien ; que marier des mondes différents est excellent ; qu'une civilisation, quel que soit son génie intime , à se replier sur elle-même, s'étiole ; que l'échange est ici l'oxygène, et que la grande chance de l'Europe est d'avoir été un carrefour, et que, d'avoir été le lieu géométrique de toutes les idées, le réceptacle de toutes les philosophies, le lieu d'accueil de tous les sentiments en a fait le meilleur redistributeur d'énergie.

Mais alors je pose la question suivante : la colonisation a-t-elle vraiment mis en contact  ? Ou, si l'on préfère, de toutes les manières d'établir contact, était-elle la meilleure ?

Je réponds non.

Et je dis que de la colonisation à la civilisation, la distance est infinie ; que de toutes les expéditions coloniales accumulées, de tous les statuts coloniaux élaborés, de toutes les circulaires ministérielles expédiées, on ne saurait réussir une seule valeur humaine.

Il faudrait d'abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l'abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu'il y a au VietNam une tête coupée et un oeil crevé et qu'en France on accepte, une fillette violée et qu'en France on accepte, un Malgache supplicié et qu'en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s'opère, une gangrène qui s'installe, un foyer d'infection qui s'étend et qu'au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées. de tous ces prisonniers ficelés et interrogés, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de 1'Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l'ensauvagement du continent.

Et alors un beau jour, la bourgeoisie est réveillée par un formidable choc en retour : les gestapos s'affairent, les prisons s'emplissent, les tortionnaires inventent, raffinent, discutent autour des chevalets.

On s'étonne, on s'indigne. On dit : « Comme c'est curieux ! Mais, Bah ! C'est le nazisme, ça passera ! » Et on attend, et on espère ; et on se tait à soi-même la vérité, que c'est une barbarie, mais la barbarie suprême, celle qui couronne, celle qui résume la quotidienneté des barbaries ; que c'est du nazisme, oui, mais qu'avant d'en être la victime, on en a été le complice ; que ce nazisme-là, on l'a supporté avant de le subir, on l'a absous, on a fermé l'oeil là-dessus, on l'a légitimé, parce que, jusque-là, il ne s'était appliqué qu'à des peuples non européens ; que ce nazisme là, on l'a cultivé, on en est responsable, et qu'il est sourd, qu'il perce, qu'il goutte, avant de l'engloutir dans ses eaux rougies de toutes les fissures de la civilisation occidentale et chrétienne.

Oui, il vaudrait la peine d'étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d'Hitler et de l'hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXème siècle qu'il porte en lui un Hitler qui s'ignore, qu'Hitler l'habite, qu'Hitler est son démon, que s'il le vitupère, c'est par manque de logique, et qu'au fond, ce qu'il ne pardonne pas à Hitler, ce n'est pas le crime en soi, le crime contre l'homme, ce n'est que l'humiliation de l'homme en soi, c'est le crime contre l'homme blanc, et d'avoir appliqué à l'Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu'ici que les Arabes d'Algérie, les coolies de l'Inde et les nègres d'Afrique.

Et c'est là le grand reproche que j'adresse au pseudo-humanisme : d'avoir trop longtemps rapetissé les droits de l'homme, d'en avoir eu, d'en avoir encore une conception étroite et parcellaire, partielle et partiale et, tout compte fait, sordidement raciste.

[...]

J'ai relevé dans l'histoire des expéditions coloniales quelques traits que j'ai cités ailleurs tout à loisir.

Cela n'a pas eu l'heur de plaire à tout le monde. Il paraît que c'est tirer de vieux squelettes du placard. Voire !

Etait-il inutile de citer le colonel de Montagnac, un des conquérants de l'Algérie :

« Pour chasser les idées qui m'assiègent quelquefois, je fais couper des têtes, non pas des têtes d'artichauts, mais bien des têtes d'hommes. »

Convenait-il de refuser la parole au comte d'Herisson :

« Il est vrai que nous rapportons un plein barils d'oreilles récoltées, paire à paire, sur les prisonniers, amis ou ennemis. « 

Fallait-il refuser à Saint-Arnaud le droit de faire sa profession de foi barbare :

« On ravage, on brûle, on pille, on détruit les maisons et les arbres. »

Fallait-il empêcher le maréchal Bugeaud de systématiser tout cela dans une théorie audacieuse et de se revendiquer des grands ancêtres :

« Il faut une grande invasion en Afrique qui ressemble à ce que faisaient les Francs, à ce que faisaient les Goths. »

Fallait-il enfin rejeter dans les ténèbres de l'oubli le fait d'armes mémorable du commandant Gérard et se taire sur la prise d'Ambike, une ville qui, à vrai dire, n'avait jamais songé à se défendre :

« Les tirailleurs n'avaient ordre de tuer que les hommes, mais on ne les retint pas ; enivrés de l'odeur du sang, ils n'épargnèrent pas une femme, pas un enfant... A la fin de l'après-midi, sous l'action de la chaleur, un petit brouillard s'éleva : c'était le sang des cinq mille victimes, l'ombre de la ville, qui s'évaporait au soleil couchant. »

Oui ou non, ces faits sont-ils vrais ? Et les voluptés sadiques, les innommables jouissances qui vous friselisent la carcasse de Loti quand il tient au bout de sa lorgnette d'officier un bon massacre d'Annamites ? Vrai ou pas vrai ? [1] Et si ces faits sont vrais, comme il n'est au pouvoir de personne de le nier, dira-t-on, pour les minimiser, que ces cadavres ne prouvent rien ?

Pour ma part, si j'ai rappelé quelques détails de ces hideuses boucheries, ce n'est point par délectation morose, c'est parce que je pense que ces têtes d'hommes, ces récoltes d'oreilles, ces maisons brûlées. ces invasions gothiques, ce sang qui fume, ces villes qui s'évaporent au tranchant du glaive, on ne s'en débarrassera pas à si bon compte. Ils prouvent que la colonisation, je le répète, déshumanise l'homme même le plus civilisé ; que l'action coloniale, l'entreprise coloniale, la conquête coloniale, fondée sur le mépris de l'homme indigène et justifiée par ce mépris, tend inévitablement à modifier celui qui l'entreprend ; que le colonisateur, qui, pour se donner bonne conscience, s'habitue à voir dans l'autre la bête, s'entraîne à le traiter en bête, tend objectivement à se transformer lui-même en bête. C'est cette action, ce choc en retour de la colonisation qu'il importait de signaler.alterinfo.net

Il ne faut pas l'oublier!!!Flèche - direction indiquer montrer sens précédent suivant next previous main back

Publié par mavalpat à 15:08:38 dans Histoires | Commentaires (2) |

Le Roi Pelé tacle Maradona et Ronaldo | 26 avril 2008

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Maradona doit perdre ses titres 

Pelé, triple champion du monde avec le Brésil, suggère que Maradona, la star du football argentin, perde ses titres de champion puisqu'il a été convaincu de dopage en 1994, rapportait dimanche le quotidien O Estado de Sao Paulo.

"Pourquoi tant d'athlètes olympiques perdent des médailles qui ont été gagnées grâce au dopage et pas lui ?", a déclaré au journal Pelé, qui comme son grand rival argentin est considéré comme l'un des meilleurs joueurs de tous les temps.

S'il reconnaît que Maradona "fut un super joueur", le "roi Pelé" juge qu'il "était mauvais du pied droit, de la tête, qu'il n'était un joueur pas complet" et lui préfère l'argentino-espagnol Alfredo Di Stefano, l'ancienne star du Real Madrid.

"El Pibe de oro", champion du monde avec l'Argentine en 1986, avait été exclu du Mondial-1994 aux Etats-Unis après avoir été contrôlé positif à la cocaïne.

 

Pelé, triple champion du monde avec le Brésil, suggère que Maradona, la star du football argentin, perde ses titres de champion puisqu'il a été convaincu de dopage en 1994, rapportait dimanche le quotidien O Estado de Sao Paulo.

"Pourquoi tant d'athlètes olympiques perdent des médailles qui ont été gagnées grâce au dopage et pas lui ?", a déclaré au journal Pelé, qui comme son grand rival argentin est considéré comme l'un des meilleurs joueurs de tous les temps.

S'il reconnaît que Maradona "fut un super joueur", le "roi Pelé" juge qu'il "était mauvais du pied droit, de la tête, qu'il n'était un joueur pas complet" et lui préfère l'argentino-espagnol Alfredo Di Stefano, l'ancienne star du Real Madrid.

"El Pibe de oro", champion du monde avec l'Argentine en 1986, avait été exclu du Mondial-1994 aux Etats-Unis après avoir été contrôlé positif à la cocaïne.

Pelé et son joueur préféré...-DPPI
Pelé et son joueur préféré...

Le Roi Pelé a critiqué Diego Maradona. Le Brésilien reproche à l'Argentin d'avoir conservé ses titres malgré des contrôles anti-dopage positifs. Ronaldo aussi en prend pour son grade...

Ces deux là se détestent. D'un côté, Pelé, triple champion du monde avec le Brésil. De l'autre, Diego Maradona, vainqueur de la
Coupe du monde avec l'Argentine en 1986... La rivalité a toujours été aigue entre les deux meilleurs footballeurs de tous les temps. Elle devrait prendre une nouvelle tournure suite aux propos du Brésilien dans le quotidien lusophone, O Estado.

Di Stefano meilleur que Maradona
A l'occasion du cinquantenaire de la victoire auriverde au
Mondial 1958, en Suède, le roi Pelé s'est lâché. Dans une longue interview, il suggère qu'"El pibe de oro" ("Le pied en or") perde les trophées remportés à l'époque où il avait été contrôlé positif à la cocaïne et à l'éphédrine : "Pourquoi tant d'athlètes olympiques perdent des médailles qui ont été gagnées grâce au dopage et pas lui ?" Celui qui a inscrit plus de 1000 buts durant sa carrière reconnaît la valeur de Maradona pour mieux souligner ses limites : "Il était mauvais du pied droit, de la tête, bref il n'était pas un joueur complet." Pelé a ajouté qu'il préfère Alfredo di Stefano, légendaire attaquant du Real Madrid durant les années 1950 et 1960 : "Di Stefano était meilleur que Maradona, car plus complet, plus rapide, et parce qu'il marquait plus de buts."

Ronaldo, le fils indigne
Distribuant les bons points à ses compatriotes, Pelé a souligné que son coéquipier de l'épopée de 1958, Garrincha l'exaspérait par ses dribbles incessants. Seuls Zico, le "Pelé blanc" et Vava trouvent grâce à ses yeux. Quant au plus célèbre joueur brésilien encore en activité, Ronaldo, Pelé estime qu'il est un grand joueur mais que "Vava était plus complet que lui." Vivement les réponses par voie de presse...
De myfreesport

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Publié par mavalpat à 15:37:30 dans Sports | Commentaires (4) |

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